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Dans les soins psychiatriques, l’espoir ne relève pas seulement d’un état d’esprit. Il constitue aussi un levier thérapeutique susceptible de favoriser le rétablissement. Ce que montrent deux ancien·es étudiant·es de La Source, dans un article paru dans le magazine de l’association suisse des infirmières et infirmiers, en écho à leur travail de Bachelor.
Par David Trotta, rédacteur, Institut et Haute École de la Santé La Source
Comment insuffler de l’espoir lorsqu’une personne est confrontée à la souffrance psychique, au désespoir ou à la perte de confiance en l’avenir? C’est à cette question que se sont intéressé·es Lara Casto et Zino Zanabili dans le cadre de leur travail de Bachelor en Soins infirmiers, réalisé au sein du Laboratoire d’Enseignement et de Recherche Santé mentale et psychiatrie (LER SMP) de La Source. Un travail qui fait l’objet d’une publication dans le magazine en ligne de l’association suisse des infirmières et infirmiers.
S’appuyant sur des observations réalisées dans des structures de soins psychiatriques de la Fondation Bois-Gentil ainsi que sur une revue de la littérature scientifique, les auteur·es montrent que l’espoir joue un rôle central dans le processus de rétablissement. Les recherches citées soulignent notamment que se sentir écouté·e, respecté·e, soutenu·e ou encore cru·e dans ses capacités constitue une source importante d’espoir pour les personnes concernées.
La publication met également en évidence le pouvoir de la relation soignante. À travers leurs attitudes, leurs paroles et leur manière d’évaluer la situation clinique, les professionnel·les contribuerait largement à valoriser les ressources des patient·es, renforcer leur estime de soi et soutenir leur engagement dans le rétablissement.
Ressources internes et externes
Les auteur·es distinguent ainsi des facteurs liés aux qualités relationnelles des soignant·es, comme l’écoute, la bienveillance ou la confiance accordée à l’autre, et des leviers externes, tels que les liens sociaux, les compétences personnelles ou la fixation d’objectifs atteignables.
Conclusion sans équivoque: en psychiatrie, l’espoir constitue bien davantage qu’un sentiment. Il représente une compétence relationnelle à part entière, capable d’éclairer le parcours de personnes confrontées aux troubles psychiques sévères et de soutenir leur reconstruction.